Au niveau international
Coordination et Financements
Objectifs et Hypothèses
Résultats attendus
 
CSM-BGBD Côte d’Ivoire
Site de référence
Institutions partenaires
Phase 1
- Organigramme
- Structure du projet
Phase 2
- Organigramme
- Structure du projet
 
 


Au niveau international

Coordination et Financements

Le projet "Conservation and Sustainable Management of Below-Ground Biodiversity" (CSM-BGBD), est un projet international et pluridisciplinaire qui se déroule simultanément dans 7 pays : le Brésil, la Côte d’Ivoire, le Mexique, l’Inde, l’Indonésie, le Kenya et l’Ouganda.
Il est financé par le Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM) et le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE). L’agence d’exécution est l’Institut de Biologie et de Fertilité des Sols Tropicaux (TSBF) du Centre International d’Agriculture Tropicale (CIAT). Ainsi, la coordination internationale dudit  projet est assurée par "TSBF Institute of CIAT" qui est basée à Nairobi. Dans chaque pays, la mise en œuvre du projet est assurée par un coordonnateur national.
Initialement prévue pour 5 ans, (2003-2008), la durée du projet a été prolongée d’un an pour tenir compte des réalités du terrain. Ses activités se termineront donc en décembre 2009.

Objectifs et hypothèses

L’objectif général du présent projet est de promouvoir l’étude de la diversité biologique dans les sols, volet important de la biodiversité qui été négligée depuis plusieurs décennies, malgré l’impressionnante diversité des organismes que le sol héberge. Pour se faire, il s’agira dans un premier temps de montrer l’impact négatif des activités humaines, sur la diversité des organismes du sols le long d’un gradient d’intensification agricole, afin d’identifier les groupes d’organismes sensibles à la perturbation des écosystèmes forestiers et les agroécosystèmes susceptibles d’héberger une plus grande diversité des organismes du sol. Deuxièmement, dans une perspective d’agriculture durable, il s’agira de répertorier à l’aide de parcelles expérimentales et de démonstration, les systèmes de culture qui ont la capacité de conserver une forte diversité des organismes du sol et de supporter une importante production agricole.  En un mot, il s’agit de valoriser les services écosystèmiques des organismes du sol dans un contexte d’agriculture durable.
Plusieurs hypothèses seront testées au cours de cette étude : (1) les pratiques agricoles irrationnelles sont à l’origine de l’érosion de la diversité biologique dans les sols, (2) les organismes du sol peuvent être utiliser comme indicateurs de la qualité des sols, (3)  les services écosystémiques des organismes du sol (fertilité, dynamique de la matière organique du sol, recyclages des éléments minéraux, aération des sols, etc.) sont susceptibles d’être valorisés dans un contexte d’agriculture durable, et (4) la mise en place de parcelles expérimentales et de démonstration montrant le lien entre conservation de la biodiversité et agriculture durable, est essentielle pour promouvoir des systèmes du cultures durables en milieux paysans.

Résultats attendus                     Haut

Les résultats attendus sont de plusieurs ordres : (1) élaboration de méthodes standards pour évaluer l’impact des pratiques agricoles sur la diversité des organismes du sol, incluant un ensemble d’indicateurs de pertes de biodiversité, (2) inventaire de la diversité des organismes du sol le long d’un gradient d’intensification agricole et création d’un réseau global d’échanges d’information sur les organismes du sol, (3) élaboration de systèmes alternatifs de pratiques agricoles susceptibles de conserver les organismes du sols et d’assurer une bonne production agricole, (4) promotion des systèmes de productions durables auprès des paysans, des principaux acteurs du développement agricole, des agences de développement, des politiques et des organisations non gouvernementales, et (5) renforcement des capacité de développement des acteurs et des institutions en vue d’une prise en compte de la conservation des organismes des sols dans les programmes de conservation de la biodiversité.

Sur le plan national
En Côte d’Ivoire, la mise en œuvre du projet a démarré en 2003. L’institution chargée de sa mise en œuvre est l’Université de Cocody en partenariat avec plusieurs institutions dont les plus représentatives sont : l’Université d’Abobo-Adjamé (UAA), Centre National de Recherche Agronomique (CNRA), Ecole Supérieure d’Agronomie (ESA) de l’Institut National Polytechnique Houphoët-Boigny (INPHB), Agence Nationale pour le Développement Rural (ANADER), Société des Forets (SODEFOR), etc.


Sites de référence                    Haut

Les sites de références qui serviront de zone d’étude sont situé au voisinage de deux aires protégées : la Forêt Classée de la Téné et le Parc National de Taï (Figure 1).


Forêt Classée de la Téné
Située dans le centre-ouest de la Côte d’Ivoire, le site de référence d’Oumé jouit d’un climat de type de transition caractérisé par une pluviométrie moyenne annuelle de 1100 mm. Les sols sont de type ferrallitique et hydromorphe, supportant une végétation de forêt dense humide semi-décidue. Les cultures pérennes (café, cacao), annuelles (riz, manioc, banane, maïs, igname, etc.) et les plantations forestières, se partagent l’essentiel du paysage.
D’une manière générale, le site de référence d’Oumé est caractérisé par une anthropisation aigue caractérisée par une forte proportion de jachère et autres milieux dégradés. La chute de la production du café et du cacao depuis les années 80, est révélatrice de la dégradation progressive de la qualité des sols.
Parc National de Taï
Localisé dans le sud-ouest de la Côte d’Ivoire, ce parc représente une relique de forêts primaires de l’Afrique de l’Ouest. Il appartient au plus important hotspot de biodiversité en Afrique de l’Ouest. Réserve de Biosphère et Site du Patrimoine Naturel de l’Unesco, le Parc National de Taï, jouit d’un climat bimodal et équatorial de transition  avec une pluviométrie moyenne annuelle estimée à 1800 mm. Les sols sont de types ferrallitiques ou ferrasols, caractérisés par 3 types de matériel parental (migmatites, schistes ou granites). Les principales cultures pérennes sont le cacao, le café, l’hévéa, le palmier à huile, alors que les cultures annuelles sont dominées par le riz, le manioc, la banane plantain.


Institutions partenaires                    Haut

Plus de 50 chercheurs issus de quatre institutions (Université de Cocody-Abidjan, Université d’Abobo-Adjamé, Ecole Supérieure d’Agronomie de l’INPHB, Centre National de Recherche Agromique) participent activement à la mise en œuvre de ce projet. A cause de son volet essentiel de renforcement des capacités, un nombre important d’étudiants de troisième cycle (DEA et Doctorat) y réalisent leurs stages pratiques. Les paysans, la SODEFOR qui a en charge la gestion de la Forêt Classée de la Téné, l’ANADER et la Direction Départementale de l’Agriculture d’Oumé sont les principaux partenaires du projet CSM-BGBD. Les deux principales phases du projet sont interdépendantes avec des objectifs bien précis (Figure 2).


Phase 1                                        Haut

La phase 1 du projet a démarré de 2003 à 2005, sous la coordination du Prof. Tano Yao, Directeur du Laboratoire de Zoologie et Biologie Animale de l’UFR Biosciences de l’Université de Cocody. Le coordonnateur adjoint était Dr Tondoh Ebagnerin Jérôme, qui avait également en charge la supervision des activités de recherche dans le site de référence de Taï. Dr Konaté Souleymane était quant à lui, le superviseur des activités dans le site de référence d’Oumé.
Les principales équipes de recherche sont :
- Groupes fonctionnels des organismes du sol
● Vers de terre : Dr Tondoh E. Jérôme, Dr Tiho Seydou (UAA)
● Termites      : Dr Konaté Souleymane (UAA), Prof. Tano Yao (UCA)
● Fourmis       : Dr Yéo Kolo (UAA)
● Coléoptères : Dr Doumbia Mamadou (UAA)
● Microarthropodes : Mr N’Dri K. Julien, Zon Déméango Serges (UAA)
● Nématodes  : Dr Gnonhouri Philippe (CNRA)
● Rhizobium et mycorhizes : Dr Zézé (ESA/INPHB)
● Champignons : Dr Diallo-Atta Hortense (UAA), Dr Abo Kouabenan (ESA/INPHB)
- Anthropologie/Sociologie
Dr Ibo G. Jonas (UAA), Dr Ogni Kanga (UCA), Dr Agnissan Aubin (UCA)
- Economie de l’environnement
Dr Barry Moddy (CIRES/UCA)
- Agronomie
Dr Goly Akon (ANADER)
- Agro-pédologie
Dr Angui Pascal (UAA), Dr Abina-Tamia Joséphine (UAA)

Phase 2                                        Haut

Démarré officiellement en juin 2007, la phase 2 du projet s’achèvera en décembre 2009. L’objectif principal de cette partie consistera à identifier des systèmes alternatifs de production agricole durable, susceptibles de conserver la diversité des organismes du sol et de supporter une production agricole acceptable. Par ailleurs la notion de qualité ou santé des sols, concept clé en agriculture durable sera  abordée au cours de cette phase.
L’organigramme de la phase 2 a subi une profonde modification en vue d’être plus opérationnel sur le terrain (Figure 3).

La principale innovation est la création d’un poste de directeur de projet en plus de celui de coordonnateur. Ce dernier est chargé de la gestion scientifique et financière du projet, alors que l’aspect administratif est du ressort du directeur du projet. Le description de l’organigramme du projet se présente comme suit :

1. Executing Institution, CPC Director and CPC Coordinator
The University of Cocody (Abidjan) is the National Executing Institution of the project in Côte d’Ivoire. This Institution will provide all facilities for hosting the Country Project Component (CPC) Coordinating Office. The executing institution is further responsible for the financial administration and reporting.

a) The Executing Institution is represented by Prof. Yao TANO, Former Dean of Biosciences Faculty, Director of the Laboratory of Zoology (University of Cocody-Abidjan), who will act as the CPC Director. Formal communication between the TSBF-CIAT and the University of Cocody on matters concerning the BGBD project will be done through the project director. The project director will have a major role in the formal interaction with the partner organisations and he will further oversee the performance of the project participants (human resources), the financial performance of the project and in general oversee the implementation of the project activities in Ivory Coast. The CPC director has the final responsibility for the CPC and will take corrective action where needed in the organisation and compositions of the team if and when needed. Both the CPC director and the CPC coordinator may be members of the Project Steering Committee (global) and it will be decided per case who will be delegated to the PSC, depending on the nature of the meeting. If the meting has practical purpose like planning of project activities the coordinator should attend. If more formal the project director should probably attend.

b) the CPC Coordinating Office (CPC-CO)
The coordinating office will consist of the following staff (roles and functions)
- CPC Coordinator               : Prof. Jérôme E. TONDOH (University of Abobo-Adjamé)
Support staff
- Information manager      : Touré Ben Kahalil Chérif
- Administrative secretary: Ms Perpétue Amoin-N’Goh YAO
- Finance Officer                : Mr. Luc Kouadio KONAN (University of Cocody)
- Driver                                : Mr. N’Dri KOUAKOU

The CPC coordinator is responsible for the day to day coordination and management of the project. Tasks include planning and coordination of the CPC activities, financial management (budget execution), supervision of staff of the coordinating office, internal (and external – with other project components and the global coordinating office) communication and reporting. The coordinator will also act as a secretary to the CPC Steering Committee.
The coordinating office will do project administration and provide logistical support for the field activities and help in all kind of other practical arrangements. The function of CPC information manager is currently not fulfilled, the tasks are currently performed by the coordinator, but a person will be appointed for the position.

2. CPC  Steering Committee
The CPC steering committee will consist of the following persons or representatives:
GEF Focal Point                     :  Mrs Alimata KONE
Ministry of Environment        :  Mr. Bernard KOFFI (CDB Focal Point)
CNRA                                     :  Dr. Sylvestre Assémien AMAN, Director of Impact Assessment Unit
NGO SOS-Forêts                   :  Dr. Wadja Mathieu EGNANKOU, President

The project coordinator (Prof. Jérôme E. TONDOH) will act as a secretary to the project steering committee. The CPC director would represent the national executing institution in the steering committee. The CPC steering committee is to defend national interest in the project and to make sure that the project is well embedded in national structures and linked to the relevant other national initiatives.
The CPC Ivory Coast is part of a global project and has to operate within the context provided by the global project and under conditions set by the ‘global’ project. As such, when possible the (global) project coordinator will be invited to attend the CPC steering committee meetings as representative of the executing agency and global project coordinating office.
Minutes of the meeting and resolutions and recommendations will at all times also be sent to the Global Coordinating Office for their information and endorsement.

The role of the CPC Steering Committee is to monitor and evaluate progress of the CPC and to give direction and guidance on project strategy and implementation. The CPC steering committee may review, comment and advice upon all aspects of project implementation, whether related to governance, organisation, management and coordination, planning and strategy, and quality of the work.

3. CPC Implementing (and Site Coordinating) Committee
The implementing committee will predominantly act as a technical committee to oversee the technical realization of the project, use and planning of proper methods and techniques, guard the quality of the data and results obtained. As such, the committee will assist the coordinator planning and implementation of the activities (technical realization), make sure that the activities of the various working groups form a logical and consistent whole, and be responsible for the technical reporting on project activities. The project activities will be implemented through working groups and the implementing committee will therefore consist of the principal investigators (or the persons that takes the first responsibility) of the working groups possibly added with some other persons to represent other relevant disciplines and partner organisations that may be invited for the meetings separately.

- CPC Implementing Committee:
University of Abobo-Adjamé/WG2      : Mr. Armand W. KONÉ
University of Abobo-Adjamé/WG5      : Dr. Souleymane KONATÉ
Project Coordinator/WG1                      : Prof Jérôme E. TONDOH.
University of Cocody/WG4                  : Prof. Jonas G. IBO
UAA/WG3                                            : Dr. Pascal ANGUI

The CPC-IC may be complemented by other persons on a case by case basis. The following persons can be considered (though not exclusively).
National Polytechnique Institute/ESA  : Dr. Abo KOUABENAN
ANADER                                              : Dr. Ankon E. GOLY
SOS-Forêts (NGO)                                : Dr. Edouard K. N’GUESSAN

4.  Site Teams
The project activities will be implemented through working groups. However, for each site there is a local contact person and local NGO who will be involved with the various activities that cut across the working groups. The local site teams are composed as follows:

Oumé site

- Local contact person                            : Mr. Pierre KONAN KOFFI
- Participating farmers                            : Marcel BOLE,
Baudelaire TRAZIE,
Kouassi AKA,
-  Local NGO                                         : SOS-Forêts Oumé
- ANADER                                            : Pierre ZON FAYE,
Georges KOUADIO,
Francis GOZO
- SODEFOR Oumé                               : Mr. Abraham N’GUESSAN.

Taï site (for inventory purposes)
- Local contact person                            : Germain GAGNÉ
- Local NGO                                          : SOS-Forêt Taï

5. Collaborating Institutions
- University of Abobo-Adjamé (UAA)
Contact: Prof. Jérôme E. TONDOH
- National Research Centre of Agronomy (CNRA)
Contact: Dr. Philippe GNONHOURI
- National Agency of Rural Development (ANADER)
Contact: Dr. Ankon E.  GOLI
- Houphouët-Boigny National Polytechnic Institute (INP-HB/ESA)
Contact: Dr. Kouabenan ABO
- S.O.S-Forêts (NGO)
Contact : Dr. Wandja M. EGNANKOU
Oumé site farmers
Contact: Mr Pierre KONAN KOFFI
Taï site farmers
Contact: Mr Germain GAGNÉ
SODEFOR (State Forest Agency)
Contact: Colonel SORO

La structure du projet résume les principales activités qui sont interdépendantes : (1) les services écosystémiques des vers de terre, (2) l’élaboration de systèmes d’agriculture durable à base de légumineuses herbacées ou ligneuses, (3) l’évaluation de la qualité biologique des sols à partir des organismes du sols et (4) l’implication active des paysans et l’évaluation économique des systèmes traditionnels et alternatifs de production agricole (Figure 4).

 
 
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